PUISSANT MARC

 

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JMO 125e R.I.

Août 1914

Si la mobilisation a commencé le 2 août 1914, la France entre officiellement en guerre le 5 août.

Marc Puissant rejoint son régiment d’affectation, le 125e R.I. à Poitiers.

5 août 1914 (Mercredi)

4e jour de mobilisation.
Encadrement du régiment :
[Suit une liste des officiers et sous-officiers des 12 compagnies du régiment, 4 par Bataillon numérotées 1er Bataillon : 1-4 - 2e Bataillon : 5-8 - 3e Bataillon : 9-12.]

Le régiment est prêt à s’embarquer.
À 11 h rassemblement du 1er élément (2 W[agons] d’officiers. 30 W troupe. 10 W chev. 7 W voit. au total 40 W) sur la place d’armes.
Embarquement à Grand-Pont à 14h43.
Embarquement du 2e élément (2e Bataillon et 1 sect. de nuit) à Lessart à 19h02.

6 août 1914 (Jeudi)

Embarquement du 3e élément (3e Bataillon et 1 sect.) de nuit à Lessart à 1h42.
Long retard en cours de route à Troyes pour le 1er élément.
Arrivée du 1er élément à Bricon G. Rég. à 16h55.
Dirigé sur Chaligny et débarqué à 23h.

Grande halte sur la route de Meissein [1] jusqu’au jour.

7 août 1914 (Vendredi)

Cantonnement du Régiment (E.M. [2] 1er et 3e Bataillons à Meissein. 2e Bataillon à Pont St Vincent.
Arrivée du 2e élément à 6h30 débarqué à Pont St Vincent.
Arrivée du 3e élément à 14h30 débarqué à Maron.

8 août 1914 (Samedi)

Le corps d’armée se concentre.
Le régiment cantonne.
E.M. [3] et 1er Bataillon à Fléville [4].
2e et 3e Bataillon à Lupcourt.

9 août 1914 (Dimanche)

Resserrement des cantonnements autour de Pont St Vincent
Cantonnement :
- E.M. [5] 1er et 3e Bataillons à Messein
- 2e Bataillon Neuves-Maisons

10 août 1914 (Lundi)

Pas de changement dans la situation du Régiment.

11 août 1914 (Mardi)

Le Régiment quitte Messein à 4h30 pour se diriger vers Nancy et Nord de cette ville.
P.I. Neuves-Maisons. Route de Nancy.
7h on entend pendant la marche le canon (gros calibre) dans la direction de Frouard [6]
Grande halte vers 12h15 à Champigneulles.
E.M. [7] 1er et 3e Bataillons 7e et 8 Compagnies à Bouxières aux Dames. 5e et 6e Compagnies à Champigneulles pour assurer la protection de l’artillerie.

12 août 1914 (Mercredi)

Le Régiment se rassemble en attendant les ordres à 6h.
7h30. Un avion allemand évolue au-dessus de Bouxières aux Dames.
8h. Passage à Bouxières du 290e (70e Division de ris[?])
9h. Ordre au Régiment de rentrer dans ses cantonnements en se tenant prêt à prendre les armes au 1er signal.
9h30. Ordre de se porter en avant dans la direction de Brin.
Le 9e C.A. forme la couverture du front d’attaque de la 2e Armée (entre la Moselle. Mont Ste Genevève et Moncel[-sur-Seille] exclus).
9e 10e 11e Compagnies couvrent le front. Bey[-sur-Seille] Bioncourt.
1er et 4e couvrent à Brin et Station de Brin.
2e 3e 12e C.HR cote 250 au bivouac dans la forêt de Champenoux.
2e Bataillon à Eulmont à la disposition de la 34e Brigade.
Le Régiment est en 1ère ligne et remplace le 69e qui appuie à la droite du 9e Corps vers Moncel (point de jonction).

13 août 1914 (Jeudi)

6h30. Au bivouac. On entend la fusillade au loin vers la droite. Le 26e s’établit vers Champenoux.
Le Corps occupe postes avancés Alincourt, Bioncourt, Attilloncourt.
12h. Un Capitaine du Génie, 17e Division, apporte un ordre de commandement d’avoir à évacuer le Rive droite de la Seille pour 20h et de préparer la destruction des ponts de Brin[-sur-Seille], Bioncourt, Bey[-sur-Seille], Alincourt.
14h. Arrivée du 1er blessé (9e Cie) placé en sentinelle à la sortie N.E. de Bioncourt. Attaqué par 3 cavaliers allemands manœuvrant à pied et venant de la ferme de Rhin de Bois (3 km Nord de Bioncourt).
L’ordre de faire sauter les ponts est annulé.
18h. [8]

14 août 1914 (Vendredi)

6h. Ordre écrit de C.A. d’avoir à évacuer la rive droite de la Seille et interdisant tout mouvement et tout engagement.
La fusillade entendue vers 6h30 le 13 août était la conséquence de l’engagement d’un Bataillon du 153e pour dégager une Compagnie aux prises vers Gremecey avec un Bataillon Bavarois. Gremecey est brûlé en partie et brûle encore aujourd’hui.
Toute la journée la canonnade s’entend dans la direction de Vic[-sur-Seille], Moyenvic Château-Salins. Elle redouble d’intensité de 17 à 19h et cesse vers 20h. Le 125e ayant reçu un ordre formel d’avoir à évacuer la rive droite de la Seille, retire tous ses éléments de surveillance sur la rive gauche.
Nuit calme. Sans incidents.

15 août 1914 (Samedi)

6h. 2 avions allemands survolent les frontières françaises. Ils sont accueillis sans effet par des feux de mousquetons.
Pas d’incident dans la journée.
19h45. Réception d’un ordre prescrivant de surveiller la Seille de Bey à Brin.
Dans la soirée le Régiment reçoit l’ordre d’appuyer à droite.
3e Bataillon à Brin.
2e Bataillon cote 267 ferme Ramon
Four à chaux ferme de Bois le Comte
1er Bataillon CHR Mazerulles [Vérifié]
Départ de Brin à 22h. Au cour de la marche, des projecteurs ennemis de la forêt de Gremecey fouillent l’horizon sans nous atteindre.
Arrivée à Mazerulles à 0h15 (16 août).

16 août 1914 (Dimanche)

Rien à signaler dans la situation du Régiment.

17 août 1914 (Lundi)

Le Régiment conserve ses positions de couverture.
L’ennemi recule devant la poussée du 20e C.A.
Rien de nouveau dans la situation du Régiment.

18 août 1914 (Mardi)

Le Régiment doit couvrir le Rassemblement de la 17e Division.
1 Bataillon couvre le front Bioncourt-Gremecey
1 Bataillon couvre le front Gremecey-Chambrey
1 Bataillon en réserve à Pettencourt [9].
6h. Départ de Mazerulles
8h30. Arrivée au Pont de Pettencourt.
À ce moment, on entend une violente canonnade dans la direction du Château-Salin - Vic - Moyenvic.
9h. Arrivée sur les positions en territoire annexé indiqués plus haut.
Habitants de Pettencourt, signaux comme hostiles. Armes confisquées et réunies à la mairie. Deux listes d’otages sont demandées, l’une au maire, l’autre au curé. Ces listes fondues donnent les noms de ceux qui répondront de la tranquillité du village.
Les rues sont interdites à la circulation à partir de 19h30 par avis annoncé à son de caisse.
Nuit calme. Pas d’incidents.

19 août 1914 (Mercredi)

On a l’impression du vide devant le front. L’ennemi semble reculer toujours.
5h. Le 9e C.A. [Corps d’Armée] est retiré du front pour être dirigé sur Nancy et de là embarqué dans la direction du Nord.
9h45. Le Régiment relevé par un élément de la 68e Division Ris, qu’il a ordre de ne pas attendre, se retire par Champenoux. PI sur Nancy.
15h. Arrivée à Essey faubourg de Nancy où le Régiment cantonne dans la caserne Kléber du 69e.

20 août 1914 (Jeudi)

Le 9e C.A. doit être retiré de ses positions et embarqué à destination du Nord.
Lieu de débarquement : Amagne-Lucquy.
Tout est préparé pour l’embarquement en 3 éléments égaux c.a.d répartition de l’E.M. du Régiment et du matériel entre les 3 Bataillons.
Le Dépôt envoie 1 Sergent, 2 Caporaux et 47 soldats.
21h. Ordre de ne plus embarquer et de prendre position pour couvrir Nancy.
Nombreux blessés (344e, 257e...) venant de la direction générale : Delme.
On apprend la mort du Lieutenant-Colonel d’Usson du 325e tué vers Nomeny.
Dans la nuit du 20 au 21 le Régiment vient occuper les tranchées de Pulnoy.

21 août 1914 (Vendredi)

Dans la journée on va occuper le front Seichamps Voirincourt, cote 296 Cercueil[?], bois de Salvilan[?], renforcé par des tranchées.
9h35. Le régiment reçoit l’ordre d’occuper la ligne Bois-le-Comte, Château de Romémont, Buissoncourt pour se relier avec le 268e et la cote 276 pour se relier avec le 114e à Velaine [-sous-Amance].
1ère ligne : 1er et 2e Bataillons au bivouac sur leur emplacement de combat.
Réserve : 3e Bataillon et 1er Bataillon du 114e à Seichamps en cantonnement d’alerte.

22 août 1914 (Samedi)

Rien à signaler pendant la nuit.
Les troupes des formations de réserve se replient vers Nancy pour s’y reconstituer.
4h. La 4e Compagnie signale qu’une brigade de Uhlans a passé la nuit à Bezange-la-Grande et Drouville.
Toute la journée des fractions ennemies sont signalées venant de Hoéville sur Courbesseaux.

23 août 1914 (Dimanche)

Le Régiment a ordre de se maintenir sur la défensive.
De fortes colonnes ennemies sont signalées venant de Hoéville, Réméréville, Courbesseaux, se dirigeant vers Drouville, Maixe. L’artillerie opérant à notre droite avec le 268e cherche à arrêter la marche de ces colonnes.
Un avion vient atterrir à proximité de nos batteries pour indiquer à nos batteries un but à battre.
Le tir qui en résulte semble produire de bons résultats.

24 août 1914 (Lundi)

6h15. Le Régiment qui avait reçu pendant la nuit l’ordre de relève par 3 Compagnies du 344e reconstituées tant bien que mal ses emplacements reçoit l’ordre verbal du Général de Brigade d’aller occuper les emplacements suivants :
1er Bataillon : Bois-le-Comte, carrefour Cercueil [10], Réméréville, Velaine, Buissoncourt.
3e Bataillon : Buissoncourt avec 1er Compagnie à la tour de Domèvre.
2e Bataillon : en réserve lisière Est du bois de Salvilan [11].
8h. Vives fusillade et canonnade des troupes placées vers les 4 Bouteilles[?].
8h30. Vive fusillade vers Réméréville.
14h30. Le Régiment se porte en avant. C’est la reprise de l’offensive pour le C.A.
Le Régiment a pour objectif la cote 305 du bois de Berange-la-Grande (à gauche le 114e Erbevillers).
À son arrivée à Réméréville il est accueilli par les obus ennemis qui éclatent à la sortie Sud du village.
Le 1er Bataillon qui marche en tête de colonne se porte vers le Nord de la cote 305, le 3e Bataillon à sa droite, le 2e Bataillon est en réserve de Brigade à la sortie Ouest de Réméréville.
À quelques centaines de mètres du village, les 2 Bataillons de 1ère ligne sont accueillis par une fusillade nourrie. Ils se déploient et se portent vigoureusement à l’attaque des bois.
Ils gagnent ainsi 5 à 600 mètres dans cette direction sous une fusillade des plus vives.
Les diverses fractions se portent en avant par bonds successifs et dépassent le chemin à un trait qui conduit de la route d’Hoéville à Erbevillers, parallèlement à la lisière de la forêt.
Au changement de pente du plateau, la fusillade ennemie redouble d’intensité et un grand nombre d’hommes sont fauchés. La marche continue néanmoins et le 1er Bataillon en particulier réussit à s’approcher à 100 m de la lisière.
À ce moment certaines unités particulièrement éprouvées paraissent fléchir. Au milieu de la ligne elles sont arrêtées face au bois à environ 5 ou 600 m de la lisière. Des tranchées y sont aussitôt creusées. Peu à peu divers éléments du 3e Bataillon obligés de se retirer à leur tour viennent prolonger cette ligne et s’y retranchent.
À gauche, le 1er Bataillon arrêté sur place y reste et s’y retranche également.
La fusillade diminue d’intensité et cesse à 21h. Les 2 Bataillons passent la nuit sur le terrain qu’ils ont conquis et qu’ils conservent.
Les pertes paraissent importantes.

25 août 1914 (Mardi)

4h45. Le 2e Bataillon en réserve de Brigade la veille et poussé jusqu’à Réméréville est remis à la disposition du Colonel et reçoit l’ordre de se porter en avant.
2 Compagnies sont envoyées en renfort au 1er Bataillon, 1 Compagnie prolonge à gauche du 3e Bataillon, la dernière Compagnie (8e) à 2 ou 300 m de la ligne générale et en arrière de l’intervalle qui sépare les 2 Bataillons se tient en réserve dans des tranchées qu’elle établit rapidement.
Sous le feu de l’ennemi, la progression du Régiment est arrêtée.
5h15. L’Artillerie française ouvre le feu sur la lisière des bois occupés ce qui amène quelque accalmie dans le feu de l’infanterie ennemie.
On en profite pour construire des abris qui permettent de gagner du terrain. Certaines unités du 1er Bataillon parviennent même à prendre pied à la lisière du bois. Malheureusement à ce moment le tir de l’artillerie dirigé contre cette lisière atteint des hommes de ce Bataillon qui, pris entre l’ennemi et ce feu, reculent.
Au même moment et sur la gauche, le 114e bat en retraite (vers la forêt de Champenoux).

Le 125e resté en pointe reçoit l’ordre de battre en retraite sous la protection du 2e Bataillon et en particulier de la 8e Compagnie (Capitaine Gelin) qui s’était bien retranchée et de la 3 section de mitrailleuse (Commandant Rouget).
Le 125e fortement éprouvé se reforme à la sortie Ouest de Réméréville où il reçoit l’ordre de se porter à la lisière de la forêt de Saint Paul, malgré l’embarras des routes dans la forêt. La retraite s’effectue en bon ordre et le Régiment vient bivouaquer à Cercueil [12] laissant en couverture le 2e Bataillon dans la forêt de Saint Paul, cote 296, cote 268 carrefour des routes Buissoncourt Velaines, Cercueil Réméréville avec une Compagnie au château de Romémont.

26 août 1914 (Mercredi)

L’ennemi ne poursuit pas.
6h. Le Régiment se reporte en avant sur Réméréville, cotes 326 et 301.
8h30. Le Régiment doit pousser 1 Bataillon (2e) jusqu’à la cote 296 qu’il fortifiera aidé par la Compagnie du Génie face au Nord et à l’Est.
12h15. Un avion allemand vient survoler le mouvement du Régiment et aussitôt les obus allemands arrosent le terrain. Pendant l’exécution de ce mouvement une rafale détruit une section de la 12e Compagnie et devant ce feu le 1er Bataillon qui venait en arrière recule jusqu’à la forêt de Saint Paul.
À la même heure, le Colonel prend le commandement de la brigade, le Général de Brigade, celui de la Division mixte à laquelle nous sommes rattachés (cette Division prend le n°18).
Le Régiment reçoit l’ordre de pousser jusqu’au bois d’Hoéville où il s’établit et se retranche.
3e Bataillon à la corne Nord de ce bois.
2e Bataillon à la cote 296 où il se retranche.
1er Bataillon en arrière du 3e dans le bois le plus près de Réméréville.
Au cours des combats des 24, 25 et 26 août, le Régiment a été bien éprouvé et on constate les pertes suivantes :

Morts Blessés Disparus
Officiers 6 [13] 16 1
Troupe 68 568 284

27 août 1914 (Jeudi)

Le Régiment bivouaque sur ses positions.
17h. Le Colonel reprend le Commandement du Régiment.
23h. Le canon tonne sur notre droite.

28 août 1914 (Vendredi)

Le canon continue à tonner.
La Brigade se maintient et se fortifie sur ses positions.

29 août 1914 (Samedi)

Même situation. « Renforcer encore davantage la position occupée que l’ennemie ne doit franchir sur des cadavres » (Général Lefèbre Commandant le 18e Division).

30 août 1914 (Dimanche)

Rien à signaler au cours de la nuit précédente.
9h. Le canon tonne.
10h. Le canon redouble.
Dès le 29 le 2e Bataillon pousse un poste d’une 1/2 section à la corne Sud du bois de Faulx avec mission d’explorer la cote 328. Des reconnaissances sont envoyées par ce Bataillon et le 3e.
Les 1ers[?] ne trouvent rien dans la forêt ni à la cote 328.
Une reconnaissance fournie par le 3e Bataillon sur un boqueteau de sapins au Nord du bois d’Hoéville revient sans y avoir rien trouvé.
Au retour elle tombe sous des rafales de tir d’artillerie lourde ennemie et perd quelques hommes. Ces mêmes rafales tuent et blessent quelques hommes des 9e et 10e Compagnies dans les tranchées.
Dans l’après-midi l’artillerie ennemie continue son tir dans la direction de Réméréville et sur les tranchées du 2e Bataillon.
15h. Ordre d’occuper des positions avancées le lendemain dès le petit jour et de prendre l’offensive sur l’ordre spécial du Général de Division.

31 août 1914 (Lundi)

0h40. Contre ordre à l’exécution du mouvement offensait et maintien du Régiment sur les positions où il se fortifie. On renforce des tranchées.
11h. Le 114e remplace le 125e dans les tranchées du bois d’Hoéville (3e et 1er Bataillons).
Les avancées extrêmes doivent être évacuées pour 17h afin de permettre à notre artillerie (72 pièces) de nettoyer les bois occupés par l’ennemi.

Notes

[1] Messein.

[2] Etat Major

[3] Etat Major.

[4] Fléville-devant-Nancy

[5] Etat Major.

[6] Nord-Ouest de Nancy.

[7] Etat Major.

[8] Rien après cette mention de l’heure.

[9] Pettoncourt.

[10] Inconnu. Il existe une ville Cerville près de Réméréville.

[11] Non trouvé. Près de Domèvre.

[12] Orthographié ainsi. N’existe peut-être plus.

[13] Le Commandant Quillet (4e Compagnie) blessé au combat du 25 août et qui avait conservé jusqu’ici son commandement est de nouveau blessé au pied par une patrouille ennemie et évacué sur Nancy.


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