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JMO 114e R.I.

Mai 1915

1er mai 1915 (samedi)

Le 1er Bataillon et la Compagnie de Mses, après relève par le 11e d’Infanterie part à 7h d’Agnez-lès-Duisans.

Le 3e Bataillon et la C.H.R., après relève par le même Régiment, part à 9h de Duisans.

Ces unités vont cantonner à Hauteville où les derniers éléments arrivent vers 12 h.
Bataillon du jour : 3e Bataillon.

2 mai 1915 (dimanche)

Le Régiment fait étape de Avesnes et Hauteville sur Pernes et environs.
Itinéraire : Avesnes-le-Comte, Manin, Penin, Tincques, Chelers, La Thieuloye, Bours, Pernes. [vérifiés]

Point initial : Jonction du chemin à deux traits pleins Avesnes Manin et du chemin à un trait 1/2 de Beaufort.

Heure de passage au point initial : 4 heures.

Ordre de marche : Musique, 2e Bataillon, C.H.R., 3e Bataillon, Cie des Mses, C.R.
Le 2e Bataillon fait grand-halte dans les environs du Château d’Antigneul ; le 3e Bataillon dans les maisons de la Thieuloye.
Le 1er Bataillon part d’Hauteville à 10h et prend le convoi automobile à Avesnes-le-Comte vers 11h pour se rendre à son cantonnement.
Bataillon du jour : 2e Bataillon.

Les dernières unités du Régiment arrivent vers 14h dans les cantonnements qui sont répartis de la façon suivante :
E.M., 2e Bataillon, C.H.R. : Pernes.
1er Bataillon : Gricourt.
3e Bataillon, Cies de Mses : Marest.

3 mai 1915 (lundi)

Le Régiment est au repos dans ses cantonnements.

4 mai 1915 (mardi)

Le Régiment séjourne dans les mêmes cantonnements que la veille.

5 mai 1915 (mercredi)

Le 114e fait étape dans la direction de l’Est.
Itinéraire : Camblain, Châtelain, Divions, Bruay, La Buissière Esdigneul.
Point initial : Jonction du chemin Pernes-Camblain avec le chemin à deux traits Marest-Camblain (près de la station Pernes-Camblain).
Heures de passage au P.T :
3e Bataillon : 6h45
1er Bataillon : 7h10
2e Bataillon : 7h25
La C.H.R. marche derrière le 2e Bataillon. La Cie de Mses derrière le 1er Bataillon.
Bataillon du jour : 1er Bataillon.
Le Régiment fait grand-halte avant l’entrée aux cantonnements qui sont répartis de la façon suivante :
3e Bataillon : 2 Cies à Verquin, 2 Cies à Verquigneulles
E.M., C.H.R. et Cie de Mses, 1er et 2e Bataillon : Labrousse.

6 mai 1915 (jeudi)

Le Régiment est au repos dans ses cantonnements.

À 17h15 départ pour les tranchées. Le 2e Bataillon commence le mouvement. Parti à 17h15 il prend les emplacements suivants :
2e ligne : 5e et 6e Cies à la fosse n°3 ; 7e et 8e Cies à la fosse n°7

Le 3e Bataillon suit le mouvement du 2e Bataillon et va relever dans les tranchées au nord de la route de Lens une compagnie du 281e. Les Cies sont placées du sud au nord dans l’ordre 9, 10, 11, 12. A droite du 3e Bataillon se trouve le 90e et à gauche le 142e territorial. Poste de commandement du colonel : Coron 39 du put n°7.

Le 1er Bataillon cantonne en réserve à Mazingarbe [Vérifié] (cantonnement d’alerte)
La relève terminée à minuit, se passe sans incident. Nuit calme. Rien à signaler.

7 mai 1915 (vendredi)

À partir de 12 h 30, 2 batteries lourdes du 48e et du 2e lourde ont effectué des tirs bien réglés, sauf quelques coups courts.

Un tir de 75, effectué dans la matinée, a battu les positions ennemies en face de la 12e Compagnie.

Un autre effectué dans l’après-midi, en face de la tranchée de la 11e Compagnie semble avoir donné de bons résultats.

Nuit calme. Rien à signaler.

Aucune perte.

8 mai 1915 (samedi)

De 10h15 à 11h30 des batteries de 120 long et de 155 court ont effectué en avant de la tranchée de la 9e Compagnie des tirs bien réglés.

De 13h30 à 14h30, les corons du puits 7 ont été bombardés violemment par du 77.

À 14h les tranchées des 10e et 11e Compagnies sont bombardés par une batterie de 77.

Quelques coups de fusil de tranchée à tranchée pendant la nuit.

9 mai 1915 (dimanche)

En exécution des ordres reçus, le 144è tenait le 8 mai les emplacements suivants :

- 3e Bataillon : Commandant [Illisible] : tranchées P.Q.R.S.
- 2e Bataillon : Capitaine Durand : 2 Compagnies à la fosse 7, 2 compagnies à fosse 3.
- 1er Bataillon : Commandant Gauthier : Mazingarbe.
- Compagnies de mitrailleuses : 2 sections en ligne, 2 section à la force 7.
Au reçu de l’ordre de la Division du 8 mai, 23 heures, le Lieutenant-colonel, commandant du 114e, donne les ordres suivants :
- « Le 3e Bataillon reste dans les tranchées P.Q.R.S. et fait couper les défenses accessoires en face des tranchées pour faciliter le débouché de ses gradins.
Le 2e Bataillon partira de la force 7 à 3 heures pour occuper les boyaux 81 et 80 partie occidentale.

Le 1er Bataillon partira de Mazingarbe à 2h30 pour occuper les boyaux 84 et 80 (partie méridionale) mouvement échelonné par l Compagnies de 10 en 10 minutes.
Même ordre pour la Compagnie du Génie 9/3 partant de Mazingarbe à 2h20 pour occuper le boyau 82 ».

À 4h35 le mouvement était achevé, les compagnies placées (voir croquis).

Préparation d’artillerie : L’heure initiale h=6 ayant été communiquée au Lieutenant-Colonel commandant le régiment à son P.C., les bataillons sont prévenus de l’heure du déclenchement de l’attaque.

La préparation par l’artillerie, commencée à 6 heures est très efficace sur les défenses accessoires de l’ennemi et presque nul sur les tranchées elles-mêmes, en particulier sur l’ouvrage en face des tranchées.

Dans la nuit, un déplacement latéral du bataillon de 1er ligne avait été effectué pour permettre d’attaquer le saillant en question

Attaque d’infanterie. À 10 heures le troisième bataillon exécuter l’ordre donné en se portant à l’attaque sur une seule ligne.
Le Lieutenant colonel suis cette ligne À 100 m au plus avec ses agents de liaison ; il tombe mortellement frappé en arrivant à quelques mètres de la première ligne allemande.

Le mouvement du deuxième bataillon ne s’opère que pour trois compagnies qui instinctivement vont prolonger la gauche du troisième bataillon avec deux sections de mitrailleuses. Quand aux 1ère et 4e compagnie, elles font de même à droite ; des éléments de la troisième suivent peu à peu le mouvement. Il ne reste plus alors dans les tranchées de départ que la deuxième et la sixième compagnie.
Presque sans arrêt, les Allemands, ignorant que les Français poussent en avant au moment même de l’allongement du tir de l’artillerie, sont surprise dans le fond de leurs tranchées est fait prisonniers.

À 10h30 toute la première ligne de tranchées allemandes entre le saillant et la route de Lens sont aux mains des Français.

Par des mouvements audacieux, beaucoup d’unités qui jusque-là avaient été arrêtées dans les tranchées allemandes de 1ère ligne, franchissent cette ligne et occupent la 2e ligne. Deux d’entre elles arrivé jusqu’à 400 m des maisons occidentales de Loss (1ère et 4e), mais la gauche du 114e n’ayant pu se porter plus avant (manque de soutien à gauche) les unités de droite se trouvent en l’air et sous le feu de l’artillerie ennemie qu’il les prend d’enfilade, rentrent dans les tranchées de la 2e ligne allemande.
Situation à midi. En résumé À midi la situation était celle du croquis numéro deux
Toute l’après-midi il est impossible d’avancer par suite du tir d’enfilade de l’artillerie ennemie, des feux de mitrailleuses et des bombes même asphyxiantes.
Vers 13 heures, les Allemands, décidé à reprendre le terrain perdu, commence à attaquer la gauche de la ligne tenue par le 114e ah cool de bombes, de mitrailleuses, ils obtiennent vers 19h30 le recul les unités plus à gauche que la rigueur des glacis en arrière empêché de secourir. Quelques éléments de la sixième et de la huitième sont ainsi balayés en quelques minutes.

Situation à 20 heures. À 20 heures il ne reste plus en ligne que les cinquièmes, 12e, 11e, 10e, 9e, 1ère, 4e campagnie de mitrailleuse.

Par suite de la mort du lieutenant-colonel, les conventions de renforts conclues verbalement avec le commandant du 114e ne peuvent s’exécutées et les éléments du 114e encore dans les lignes françaises se replient vers la fosse 7 sur l’invitation du commandant du 125e pour dégager toutes les communications.

10 mai 1915 (lundi)

Le chef de bataillon [illisible] du 125e prend le commandement du régiment
Toute la nuit, la première ligne résiste aux grenades, bombes, obus de 205, etc. Malgré Kel que sans voix de cartouches et de grenades, les munitions s’épuise surtout à gauche ou des éléments des cinquièmes, 12e et 11e ainsi que deux sections de mitrailleuses sont dessimés peu à peu, et finalement les derniers éléments faits prisonniers (Matinée du 10)

Situation à midi. Vers midi, les Allemands, mettre des tranchées de gauche, cherche à faire subir aux éléments de droite(10e, neuvième, première, quatrième, Avec le commandant le maire) le même sort est de gauche. Par les boyaux, à la grenade, avec des bombes, des mitrailleuses des obus lancés dans l’enfilade, l’effectif se réduit peu à peu. Seuls quelques isolés arrivent à échapper à l’étreinte allemande. Aucun renfort ne pouvant être envoyé par l’arrière, les Allemands arrivent à supprimer toute cette partie de la ligne du 114e.

Situation à 21 heures. À 21 heures il n’y a plus d’éléments du 114e dans les tranchées allemandes.

En raison des pertes, l’ordre avait été donné vers 17 heures de faire rentrer à Mazingarbe les éléments encore en ligne (Isolés petites fractions détachées).
À 22 heures, presque tous les éléments étaient arrivés dans ses cantonnements où la réorganisation du régiment était prescrite.

Perte des 9 et 10 mai : 7 officiers tués, 8 blessés 7 disparus.
141 tués, 460 blessés, 808 disparus.

11 mai 1915 (mardi)

Le régiment commence à se réorganiser dans le cantonnement de Mazingarbe.
Le chef de bataillon Morand prend le commandement du régiment. Le chef de bataillon [illisible] reprend son service au 125e.

12 mai 1915 (mercredi)

À 13 heures, Bombardement du cantonnement de Mazingarbe pas une vingtaine d’obus de gros calibre.

Pertes : deux tués et 17 hommes De troupe blessé

À 19 heures, Le 114e kit main cinq arbres pour aller occuper le cantonnement de Drouvin-le-Marais [vérifié].

Les dernières unités du régiment arrivent dans ce cantonnement vers 22 heures.

13 mai 1915 (jeudi)

Le régiment, au repos à Drouvin, continue à se réorganiser.

14 mai 1915(Vendredi)

Arrivée d’un renfort de trois caporaux 292 soldats venant du bataillon de marché de la 17e division.

Le chef de bataillon Morand, commandant le régiment, est nommé lieutenant-colonel à titre temporaire.

15 mai 1915 (samedi)

Le régiment est dans son cantonnement de Drouvin sauf le troisième bataillon pas en 11 heures pour aller cantonner à Houchin [Vérifié].

À 13 heures, grossier ordre de rester dans les cantonnements prêts à être alertés.

16 mai 1915(Dimanche)

Le régiment est toujours dans ses cantonnement prêt à être alerté.
À 16 heures, le lieutenant-colonel Morand est reconnu devant le régiment par le général Guignabaudet, commandant la 17e division. Le général de division félicite le régiment de la bravoure qu’il a montrés durant les jours de combats les 9 et 10 mai.

17 mai 1915(Lundi)

Les unités du régiment sont à Drouvin et Houchin.

18 mai 1915 (Mardi)

Même situation que le 17.

Reçu renfort du dépôt de Partenay de 2 adjudants, 13 sergents, 3 caporaux fourriers, 20 caporaux, 356 soldats. Le renfort est amené par le sous-lieutenant Cordeau qui reste affecté à la 7e Compagnie.

19 mai 1915 (mercredi)

Même situation que le 18.

20 mai 1915 (jeudi)

Le 3e bataillon quitte le cantonnement d’Houchin. Pour venir à Vaudricourt.

Le chef de bataillon Gigot, venu des capitaines du 285e prend le commandement du 3e bataillon.

21 mai 1915 (vendredi)

Même situation que le 20.

Reçu renfort de dépôt de Partenay : 1 adjudant, 4 sergens major, 2 caporaux fourriers, 15 sergents, 24 caporaux, 357 hommes.

Le renfort est amené par le Capitaine Danet qui prend le commandement de la 11è compagnie.

Les 3e et 4e Compagnies quittent Drouvin pour aller cantonner à Vaudricourt

22 mai 1915 (samedi)

Situation sans changement.

23 mai 1915 (dimanche)

Situation sans changement.

24 mai 1915 (lundi)

Même situation que le 23.

Reçu au dépôt du 77e de Chalet un renfort de 2 adjudants, 13 sergents, 26 caporaux, 357 soldats.

25 mai 1915 (mardi)

Le régiment reçoit l’ordre de se tenir prêt à prendre les armes au premier signal, à partir de 10 heures. La journée se passe sans incident.

26 mai 1915 (mercredi)

Situation sans changement.

27 mai 1915 (jeudi)

Situation sans changement.

28 mai 1915 (vendredi)

Situation sans changement.

29 mai 1915 (samedi)

À 12 h, le régiment est transporté en convoi automobile pour aller cantonner à Savy et Aubigny [Vérifié].

Le régiment arrive vers 17e dans ses cantonnements EM, CHR et 3 bataillons et Compagnie de [Illisible] : Aubigny. 1er et 2è bataillon : Savy.

30 mai 1915 (dimanche)

Le régiment doit relever dans les tranchées la 9e Brigade d’Infanterie : Région à l’Est du Mont Saint-Eloi entre Sauchez et Neuville-Saint Vaast.

Le 1er bataillon du 114 remplace aux tranchées
2 [illisible] de première ligne du 74.
Le 2e bataillon relève les 2 [illisible] en ligne du 39e
Le 3e bataillon s’établit en 2e ligne à l’Est de la route de Béthune relevant les bataillon de 2e ligne du 39e et du 74e.

31 mai (lundi)

La relève se termine à 3 heures.
Cannonade de 4h à 5h sur La Targette.

Matinée relativement calme.

À partir de 13h bombardement violent sur les tranchées et boyaux de 1ère ligne et sur les tranchées et abris de 2e ligne.

Les bataillons de gauche du 114e (2e bataillon) est relevé par le 2e bataillon du 68e dans la nuit.

Pertes : 5 tués, 8 blessés.


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