Puissant Marc
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Mercredi 30 avril 2014

J’ai enfin reçu au courrier d’hier le registre matricule de Puissant Marc. Il recèle son lot de surprises, comme d’habitude !

Le détail de ses incorporations ne me renseigne guère, car il n’est pas clair. Il aurait été enrôlé dans le 125e mais ce régiment était frère du 114e !... Il serait aussi passé par le 144e... Mais c’est confus. En tout cas, il a eu la médaille militaire et la croix de guerre avec étoile d’argent (distinction pour la division). Ces éléments ont complètement disparu des archives familiales !

Il mesurait 1m64, ce qui est à peu près la moyenne pour les hommes nés en 1892 (1m65).

Mais le plus important est que figure sur ce document sa profession : plombier ! Le choc ! J’imagine sans peine que son père a dû être furieux de voir que son fils allait faire le plombier à Paris, cela peut expliquer la brouille.

Je note aussi son adresse : 94, rue Charonne Paris 11e, cela vient compléter l’indication de son acte de décès : Paris 11e.

Mais le plus surprenant est que je me suis renseigné sur ce 94 rue de Charonne sur Google Maps et streetview et j’ai découvert que c’est un grand bâtiment qui appartient aujourd’hui à l’Armée du salut et qui est devenu un Palais de la femme... Mais en me penchant sur Internet et sur l’historique de ce lieu, j’ai découvert qu’il a été construit en 1910 à l’emplacement d’un ancien couvent et servait en fait de Maison d’ouvriers, ou Hôtel populaire pour Hommes !

Soudain, tout s’est éclairé !

Ainsi il était monté à Paris et travaillait comme plombier et habitait dans ce qui est l’équivalent d’un foyer de jeunes travailleurs actuel. En poursuivant mes recherches, j’ai découvert beaucoup de cartes postales de ce lieu. On y voit la salle à manger commune, les lavabos, les boutiques, la salle de réunion, etc. C’était très moderne pour l’époque.

J’ai appelé le lieu en me disant que peut-être je pourrais en apprendre plus sur Marc s’ils ont gardé des archives. Sans problème, on m’a demandé d’appeler la personne qui s’occupe des archives. Il faut dire que c’est un lieu historique, donc ils doivent être souvent sollicités...

Je suis assez stupéfait de découvrir ainsi plein de choses sur lui ! J’en ai appris en un mois plus que la famille n’en a su en 100 ans. Elle ne savait rien, du reste ! Mais là, vraiment, je le suis à la trace... y compris à Paris. Il est donc probable qu’après son certificat, il a appris le métier de ferblantier avec son père, puis il est parti tenter sa chance à Paris. L’inauguration de la Contentinière a lieu en mai 1910. Il est encore à Cognac. C’est cette année là que l’hôtel populaire est construit. En juin 1912, il y est installé. Il écrit la lettre au moment de déjeuner et dit qu’il n’a pas beaucoup de temps. Le 21 juin est un vendredi. Il doit travailler. Il est revenu sans doute au foyer travailler. Ce qui veut dire qu’il travaille dans le quartier... C’est possible. Il a alors 20 ans. Il est donc encore mineur pour l’époque.

C’est hallucinant. Ce garçon qui n’existait pas il y a quelques semaines, soudain prend une existence, une dimension. L’histoire dit que l’hôtel se vide en 1914 de ses occupants et devient un hôpital pendant la guerre.

J’ai aussi analysé sa photo. Il semble que la vareuse qu’il porte soit assez rare, elle est en velours côtelé et date sans doute de 1914.

J’ai également appelé le service de santé de l’armée, je suis tombé sur un pauvre homme débordé par sa tâche. Il reçoit de nombreuses demandes, de vivants, et aussi de recherches sur des disparus. Le centenaire de 14-18 multiplie les demandes. On a un peu discuté. Il n’avait pas encore ouvert la boîte email où j’ai envoyé ma demande la semaine dernière. Il m’a dit que si j’avais son matricule, ce ne serait pas difficile de retrouver son dossier... Mais qu’il fallait au moins attendre 4 semaines... Bon, je n’attends pas grand-chose de ce dossier, simplement des précisions, car il a sans doute été blessé plusieurs fois.

Sur ses régiments, je dois ignorer le 144e, car il s’agit sans doute d’une erreur, car le n° matricule est le même que pour le 114e. De plus, l’historique ne mentionne pas ce régiment. Il n’a donc été que dans trois régiments : intégré au 125e de Poitiers, puis passé au 114e et enfin au 35e.

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